Les responsables politiques jeunes ont la parole

ACTUAMETZ.FR  |  24 février 2010  |  Par Mélissa Duval  •  1 Commentaire 

Photo : Les responsables politiques jeunes ont la parole
Zap'Politique - Mélissa Duval a reçu les responsables politiques jeunes

Zap’ politique, dont le but premier est d’intéresser les jeunes à la politique, a choisi dimanche, de recevoir des responsables de formations politiques jeunes. Ainsi Alizée Ostrowski, Présidente du MJS en Moselle (socialiste), François Bourguignon, Président des jeunes démocrates de Moselle (Modem) et Julien Pfersch, Président des jeunes radicaux mosellan (Majorité présidentielle) ont débattu pendant une heure autour de quatre thèmes.


Le premier thème de ce débat, l’identité nationale totalisa à la fois affirmations de principe et propositions concrètes. Mes trois invités divergent quant à l’utilité du débat, pour Alizée Ostrowski « le débat n’a pas sa place maintenant » puisque nous sommes en période de crise économique et que les citoyens ont d’autres demandes. Julien Pfersch considère « oui le débat est utile et le sera toujours s’il s’implique dans la durée ».  Pour François Bourguignon, il n’y a pas de vision, « on ne sait pas où on veut aller, ce débat n’aboutit à rien si ce n’est à une polémique avant les régionales, qui on pense peut réveiller la base de l’UMP ». Il soutient la thèse électoraliste et défend la proposition du service civique européen obligatoire. Cette idée divisa, à gauche on souhaite la valorisation des acquis des bénévoles qui effectuent déjà une sorte de service civique, à droite, la proposition séduit.

Au second thème de l’écologie, mes invités préfèrent tous le terme de développement durable; l’utilité d’un ministère de l’écologie fut débattue même si un consensus se forma sur la dimension majeure que représente l’Union Européenne en matière d’écologie. François Bourguignon émit un bémol au sommet de Copenhague, il explique être « déçu » par cet échec découlant d’une Europe désunie. Julien Pfersch tient à accoler le terme de relatif à la notion d’échec car « des pays comme les Etats-Unis la Chine et l’Inde se sont engagés sur des objectifs chiffrés de leur émission de gaz à effet de serre ». De plus, il propose la création d’une agence mondiale de l’environnement. C’est sur ce dernier point qu’Alizée Ostrowski réagit en expliquant qu’elle ne voit pas l’utilité de cette agence car il s’agit « d’une matière transversale ». Le débat se poursuivit sur des élans de campagne régionale avec la proposition de François Bourguignon et plus généralement du Modem, de faire du bois, l’avenir de la Lorraine…

Le troisième thème touche à un sujet sensible, la réforme des collectivités territoriales et les soupçons de recentralisation cachée. François Bourguignon est « d’accord sur la réforme » car il considère qu’il y a trop d’échelons, c’est la méthode qui le dérange puisqu’elle s’apparente à une recentralisation. Ce que Julien Pfersch récuse avec un constat, « aujourd’hui personne ne sait les compétences des collectivités » Il continue en expliquant qu’avec la réforme, on débouche sur une collectivité unique à compétences clarifiées qui permet d’éviter les doublons. Pour Alizée Ostrowski, tout réside en un problème de moyen « la recentralisation ne me dérange pas si les moyens sont donnés derrière » elle tacle un gouvernement qui se désengage. Les trois débateurs ont ensuite trouvé un point commun dans la dénonciation du mode de scrutin proposé, uninominal à un tour, qui s’apparente à une volonté de bipartisme. Le débat se poursuit sur la taxe professionnelle…

Le dernier thème, le plus léger des quatre découle d’une interrogation simple, ils sont tous les trois jeunes en politique, y a-t-il une nouvelle façon de faire de la politique? De l’avis de tous, il y a deux générations, pour Julien Pfersch il y a une sorte de dichotomie entre d’un côté des élus surs d’eux et qui ont tendance à ne pas écouter leur base et de l’autre une nouvelle génération qui a plus envie d’aller sur le terrain. C’est bien cette relation au terrain qui lie les trois responsables jeunes, militer pour un jeune ne se cantonne pas à internet. Alizée Ostrowski explique que le parti socialiste a choisi de se doter « d’un mouvement jeune autonome », le MJS « doit servir d’aiguillon au PS » et « appuyer là où ça fait mal ». Pour François Bourguignon, les relations sont diverses entre le Modem et son mouvement de jeunesse qui « doit être en pointe » du parti. Enfin, c’est pour s’attaquer au « premier défit » que le jeune démocrate propose, dans l’optique d’une lutte contre l’abstention, l’organisation d’une marche commune, avant les élections régionales. Cette proposition séduit les deux autres participants, Julien Pfersch affirme « il faut être unanime pour la démocratie »…

Pour suivre l’ensemble de ce débat et les différentes propositions des responsables jeunes mosellans :

1ère partie :

2ème partie :

3ème partie :

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Vos Réactions

Une réponse à “Les responsables politiques jeunes ont la parole”

  1. V@M  •   24 février 2010 12:44

    Félicitation pour cette démarche démocratique, débat d’idées, d’échanges, de rencontres et sans censure. Bravo pour cette démarche!

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